Daoulagad Breizh
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Demain, je vais où déjà ?
Une chronique de Jean-Jacques Rault qui présentait en 2013 son film "Mille et une traites"


Raymond est paysan en Centre Bretagne depuis 35 ans. Il doit partir à la retraite. Arrêter la ferme… Un soulagement et en même temps, un crève-cœur. Alors, il se lance dans un ultime combat : tout faire pour qu’un jeune reprenne sa ferme et poursuive son engagement. Un chemin semé d’embûches, à l’issue incertaine, mais porté par un homme capable de déplacer des montagnes…
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Mois d’octobre. Je reçois ma « feuille de route », 18 projections, un peu moins que les trois dernières fois, mais c’est déjà pas mal. Daoulagad Breizh et Double vue ont tout calé, il ne me reste plus qu’à faire le tour de la Bretagne avec « Mille et Une traites » sous le bras.

17h il faut y aller !

C’est parti pour la tournée du mois du doc. 1h30 plus tard je finis par trouver la médiathèque ou la salle des fêtes. Ici un petit problème technique à résoudre, là des inquiétudes sur la participation, mais surtout partout des gens qui se bougent dans leur commune pour proposer nos films. Oh bien sûr, on n’est pas forcément dans des projections de qualité comme au cinéma, mais un film, une équipe de bénévoles, des responsables de médiathèque et un public que je n’aurais peut-être pas touché autrement, compensent largement les meilleures diffusions. Tout est prêt, il ne nous reste plus qu’à manger. Le repas. Sans doute un des moments le plus important dans ces projections. L’occasion de rencontrer ceux qui font que mes films ne restent pas des simples objets de télé. Et à chaque fois cela fait drôle d’être au centre de la discussion, d’être une sorte d’invité d’honneur. Il faut faire ce genre de déplacement pour ce rendre compte à quel point la présence du réalisateur est importante. L’exercice le plus dur étant de pouvoir manger au même rythme que tout le monde et de parler en même temps. Cela s’apprend !

20h15, retour du restaurant ou rangement du coin de la salle occupé par le repas. Arrive l’incontournable rencontre avec le correspondant local de Ouest France ou du Télégramme, une photo, une ou deux questions, pas le temps de voir le film. Dommage.

20h30. Les spectateurs arrivent, quelque fois peu souvent nombreux. Qu’importe c’est avant tout l’audace d’organiser cette soirée qui compte. Une heure à passer. Je m’organise, du courrier à faire, lire ou tout simplement aller boire un coup dans le café du coin.

21h30 la lumière s’allume, les gens applaudissent. Je suis toujours gêné à ce moment là, gêné et en même temps un peu fier quand-même. Le débat démarre, je parle de ma manière de filmer, de mes envies de cinéma pour capter mon monde paysan, et bien sûr la discussion bascule vite sur le sujet. Là, je ne peux m’empêcher de reprendre des intonations de militant syndical. Chasser le naturel… Au final peut-être toujours les mêmes questions mais toujours une envie de répondre, de rencontrer ces gens qui ont aimé le film.

22h30. Difficile d’accéder au pot offert par les organisateurs, ceux qui n’ont pas osé poser leurs questions viennent me voir. Des questions mais aussi beaucoup de récits de vie racontés. Cela sert à cela aussi les films, faire résonance dans la vie de chacun.

23h30. Retour vers Mellionnec, un peu crevé, mais pas mécontent d’avoir une nouvelle fois rencontré ceux qui font que mes films ont une raison d’être.

Demain je vais où déjà ?

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